Alors que 83 % des Français se déclarent favorables au travail pénitentiaire, seuls 31 % des détenus exercent actuellement une activité rémunérée. Une proportion qui a diminué de 33 % depuis l’an 2000 et qui a été divisée par 2 depuis les années 1970. La faute à des obstacles structurels majeurs. En premier lieu, l’offre de postes ne suit pas l’augmentation de la population détenue. Cette pénurie est particulièrement critique au sein des maisons d’arrêt, qui accueillent pourtant la majorité des courtes peines.
Par ailleurs, son cadre juridique actuel, distinct du Code du travail, est en pleine mutation. L’IPJ alerte notamment sur le risque que l’alignement trop strict des droits sociaux décourage les entreprises, ce qui pourrait mener in fine à la disparition pure et simple de l’offre d’emploi.
Pour surmonter ces blocages, il est également impératif de prendre des mesures fortes : à commencer par le rétablissement d’une obligation de travail en prison assorti d’un quota d’heures afin de garantir une participation effective et contributive de la personne détenue.