Joel et Corinne Censier

Joël et Corinne Censier, ont attendu le procès des meurtriers de Jérémy, leur fils de 19 ans, pendant quarante et un mois. Ils ont vécu, en plus du drame de la perte brutale de leur enfant, un parcours judiciaire semé d’embûches et d’épreuves à chaque fois plus douloureuses et incompréhensibles.

Jérémy, a été tué le 22 août 2009 par une bande qui l’a battu et poignardé à Nay dans les Pyrénées Atlantiques. Ce fut un déferlement de violence contre le jeune homme qui mourra sur le lieu de l’agression. Le procès, qui a eu lieu en février 2013, a mené à la condamnation de trois individus, dont un mineur accusé d’avoir porté le coup mortel. La famille Censier a témoigné aux côtés de l’Institut pour la Justice pour dénoncer la façon dont la Justice a traité cette affaire.

A travers la vidéo du Pacte 2012 pour la Justice, Joël Censier a raconté son incompréhension face à la requalification des faits pour certains des mises en cause et la libération des suspects et notamment la remise en liberté, en attendant le procès, du principal mis en cause ; un vice de forme dans la procédure avait permis l’annulation pure et simple des aveux en garde à vue de celui qui avait avoué être responsable des coups de couteau mortels. La raison ? la réforme de la garde à vue qui impose la présence d’un avocat tout au long des auditions et qui a été appliquée en France de façon rétroactive.

Un seul des six accusés est poursuivi pour homicide volontaire, il s’agit d’un individu qui était âgé de 17 ans et 11 mois au moment des faits. A ses côtés, cinq personnes âgées de 21 à 34 ans étaient poursuivies pour violence aggravées commises en réunion ayant entraîné une incapacité temporaire de travail supérieure à 8 jours. Ce chef d’accusation relève du délit et non du crime.

Au final, le meurtrier principal a écopé de quinze années de prison, deux de ses co-accusés ont été condamnés à quatre ans et trois ans de prison, dont un avec sursis. Les poursuites à l’encontre des trois autres accusés ont été abandonnés.

Joël Censier témoigne lors de l’évènement de l’Institut pour la Justice avec les candidats à la Présidence de la République en 2012 

Lors d’une réunion publique de l’Institut pour la Justice à Toulouse Corinne Censier a pris la parole pour livrer son témoignage

Le combat de l’Institut pour la Justice

 L’application réelle de peines prononcées

100 000 peines de prison ferme sont en attente d’exécution chaque année ! Il faut supprimer les remises de peine automatiques et créer 30 000 places de prison.

L’égalité des droits pour les victimes

Il faut que les victimes bénéficient des mêmes droits que les mis en cause et les délinquants (droit de faire appel, assistance automatique d’un avocat …)

Maître Stéphane Maitre, expert auprès de l’Institut pour la Justice, prône un renforcement des droits des victimes :