Tribune

«Pour gagner la guerre de la drogue à Marseille, il faut rétablir une Justice répressive»

Emmanuel Macron est attendu le 1er septembre dans la cité phocéenne, endeuillée par les règlements de compte entre trafiquants de drogue. Pour venir à bout de cette délinquance, Pierre-Marie Sève estime qu'il faut augmenter les moyens de la justice, et notamment construire des places de prison.

Publication
31 août 2021
Durée de lecture
1 minute
Média
FigaroVox

La semaine dernière, deux personnes à moto, armées d’un fusil d’assaut ont fait feu sur un point de deal à Marseille. Un adolescent et un enfant de 8 ans ont été blessés. Un autre de 14 ans, Rayanne, est décédé de ses blessures. Le soir même, les guetteurs et vendeurs reprenaient leur trafic sous les fenêtres des habitants.

Depuis plusieurs années, ce genre d’incident fait la une des journaux, en particulier à Marseille et en particulier dans le cadre du trafic de drogue. Il ne faut pourtant surtout pas s’y habituer : un hôpital français a reçu un jeune homme de 14 ans blessé à l’arme de guerre. Dans un hôpital normal, on ne traite pas de patients blessés à l’arme de guerre. Dans un pays qui fonctionne bien, ce à quoi la France a le droit de prétendre, aucun adolescent de 14 ans ne meurt par arme de guerre.

Il est une solution qui n’a jamais été essayée. Cette solution, c’est une Justice à la hauteur, une Justice répressive.

Des dizaines de solutions ont été essayées par le pouvoir exécutif pour endiguer le trafic et sa violence. Et à raison, car le trafic de drogue est la colonne vertébrale de la délinquance. Depuis 40 ans, dix milliards d’euros sont déversés chaque année dans la politique de la ville, les effectifs de police sont en augmentation constante et à chaque fait divers, la surenchère verbale des politiques met la barre plus haut pour le prochain règlement de compte.

Mais rien ne fonctionne et certains ne voient en dernière solution que la légalisation du cannabis. Pourtant, il est une solution qui n’a jamais été essayée. C’est une solution qui a été abandonnée il y a 40 ans au profit de la compréhension, au profit d’une supposée « réinsertion » des dealeurs, mais elle a surtout profité au trafic de drogue, à briser les milliers de vies de jeunes délinquants devenus endurcis.

Cette solution, c’est une Justice à la hauteur, une Justice répressive.

Depuis les vagues intellectuelles de mai 1968, la Justice française est entrée dans une vision hors sol, élitiste, déconnectée, caractérisée par le laxisme…

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