Nouveau coup dur, pour les dénégateurs du lien entre immigration et délinquance : 20 % des procédures pénales nécessiteraient un traducteur, soit au bas mot 120.000 procédures, sur les 600.000 annuellement poursuivies par la Justice. Un chiffre énorme qui appelle un budget conséquent de 86 millions d’euros, en forte croissance, selon la Cour des comptes.
Sur bien des plans, pourtant, la mesure peut sembler justifiée : une personne accusée dans une procédure pénale ne peut évidemment pas se défendre convenablement si elle ne comprend pas le français. Depuis 1808, des règles éparses dans le Code de procédure pénale garantissent ainsi ce droit à un traducteur.