« La justice opère une inversion des valeurs en ce qu’elle fait passer l’immigré pour une victime perpétuelle », abonde Pierre-Marie Sève, directeur du think tank Institut pour la Justice. Une complaisance, sinon une passivité, sur laquelle achoppe la volonté politique. Ainsi du Marocain Taha Oualidat, l’assassin de Philippine Le Noir de Carlan, déjà condamné pour viol et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), qui a tué la jeune fille de 19 ans le 21 septembre 2024, moins de trois semaines après sa remise en liberté. De même pour Dahbia Benkired, l’auteur du meurtre atroce de la petite Lola, le 14 octobre 2022, qui se trouvait en liberté bien qu’elle fût, elle aussi, sous OQTF au moment des faits.
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Justice et insécurité : le poids tabou de l’immigration
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