TRIBUNE – Une étude de l’Institut pour la justice (IPJ) montre une distorsion entre les peines prononcées par les juridictions pénales comparées aux peines encourues, explique le magistrat, pour qui cet écart participe grandement à la perte de crédibilité de la justice.
Depuis des années, la population carcérale en France ne cesse d’augmenter – plus de 88 000 détenus à ce jour – et le ministère de la Justice a récemment rappelé que le quantum moyen des peines prononcées était passé entre 2017 et 2024 de 8 à 11 mois d’emprisonnement. Ces chiffres d’apparente fermeté sont avancés en défense des magistrats dans le procès en laxisme qui leur est régulièrement fait.