Raccourcir la peine des détenus encore écroués pendant neuf mois pour lutter contre la surpopulation carcérale ? C’est l’option envisagée de concert par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et le président de la Commission des lois et député de Gironde Florent Boudié (Ensemble pour la République) dans un texte déposé ce 14 avril. Et pour cause, le trop-plein dans les établissements pénitentiaires a atteint un nouveau record en 2026 : leur taux d’occupation s’élève, au global, à 137,5 %, contre 128,5 % fin 2024. La situation est particulièrement alarmante dans les maisons d’arrêts, destinées aux peines courtes et aux détentions provisoires, occupées à 168,4 %. Au 1er mars, environ 87 000 détenus – 5 000 de plus en un an pour 1 000 nouveaux lits – se trouvaient ainsi derrière les barreaux. Faute de places, des matelas sont posés à même le sol. Et là encore, les compteurs explosent : 50 % de plus ont été installés cette même année.
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“Plafond carcéral” : plus de libérations anticipées pour désengorger les prisons ? Le pari contesté de Darmanin
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