« Cela fait des années qu’on redoute la mise en place d’une régulation carcérale », s’inquiète Pierre-Marie Sève, délégué général de l’Institut pour la justice (IPJ). L’expression s’est imposée dans le débat voilà quelques années, plébiscitée par l’ancienne présidente du Syndicat de la magistrature devenue plus tard contrôleuse des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan. Dans une interview à La Vie, en 2020, elle se félicitait des mesures prises par Nicole Belloubet, alors garde des Sceaux, pour libérer des détenus avant la fin de leur peine en raison de la situation sanitaire. Et appelait à aller beaucoup plus loin : « Je souhaite que des mesures de régulation carcérale, que je prône depuis six ans, soient inscrites dans la loi. Qu’elles soient, non pas une possibilité, mais une obligation. »
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