C’est un sacré retournement rhétorique. Quelques jours après le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, Manuel Bompard, Éric Coquerel et Franceinfo l’affirment en chœur : le seul problème des violences politiques en France, c’est finalement… l’extrême droite.
Pour en arriver à presque excuser le lynchage à terre d’un jeune homme de 23 ans par des assistants parlementaires de leur propre parti, les porte-parole de LFI citent un ouvrage collectif dirigé par la sociologue Isabelle Sommier, Violences politiques en France de 1986 à nos jours. Selon cette étude, depuis 1986, 59 % des violences politiques sont le fait de l’extrême droite et même 90 % des meurtres idéologiques.