Reportage

L’IPJ favorable au développement du travail d’intérêt général

Suite à l’annonce par le président de la République de la création prochaine d’une agence nationale des travaux d’intérêt général (TIG), l’Institut pour la Justice a été interrogé par l’émission de France 5 La Quotidienne. Guillaume Jeanson, porte-parole de l’association et avocat au barreau de Paris, se dit favorable au développement des TIG en substitution aux mesures alternatives à la prison symboliques.

Publication
17 novembre 2017
Durée vidéo
10 min 36
Média
France 5

Combattre le sentiment d’impunité par une mesure concrète

Guillaume Jeanson explique que le sentiment d’impunité de certains délinquants tient, en partie, au caractère symbolique de plusieurs sanctions fréquemment prononcées comme le sursis simple, l’admonestation, le rappel à la loi. Dans ces derniers cas, il ne se passe rien de concret. Une condamnation à 80 heures de travail d’intérêt général, elle, est très concrète. Il y a l’obligation de se lever le matin pour l’accomplir. Cette réalité de la peine tend à faire disparaître le sentiment d’impunité.

L’utilité d’une agence pour le développement du travail d’intérêt général

Guillaume Jeanson voit en la création d’une agence dédiée au développement du travail d’intérêt général la possibilité de dédier des personnels spécialisés pour aller chercher et signer des partenariats, des accords nationaux, avec différents organismes pour créer des postes.

Autre utilité, Guillaume Jeanson estime qu’une agence offrira la possibilité de donner une réponse davantage uniforme sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, il existe des disparités très fortes. Ceci explique que certaines juridictions sont moins enclines à prononcer des peines de TIG puisqu’elles savent, qu’à défaut de postes disponibles, le risque est grand de voir ces peines inexécutées.

Le travail d’intérêt général utile pour stopper les parcours délinquants, pas pour désengorger les prisons

Guillaume Jeanson voit le travail d’intérêt général comme un outil permettant de stopper des parcours délinquants conduisant à la prison. Le travail d’intérêt général est conçu pour des personnes qui répondent à une faible dangerosité. Il est ainsi difficile de vouloir transposer cette mesure aux détenus souvent incarcérés pour des infractions beaucoup plus graves.

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