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Surpopulation carcérale : l’analyse et les propositions de l’IPJ dans le Figaro

Me Guillaume Jeanson, porte-parole de l’IPJ, a été interrogé et cité dans un article du Figaro sur la surpopulation carcérale. Le problème n’est pas nouveau et ne tend qu’à s’accroître si des mesures, notamment dans l’application des peines, ne sont pas prises rapidement.

Publication
16 janvier 2018
Durée de lecture
1 minute
Média
Figaro

Faisant écho au mouvement des gardiens de prison, le Figaro revient sur le problème de la surpopulation carcérale. « Des violences en prison qui, au-delà des cas de radicalisation, sont légion alors que la France est touchée par un phénomène massif et ancien de surpopulation carcérale – plis de 11 » détenus pour 100 places de prison en moyenne. »

La parole est donnée à Me Guillaume Jeanson qui compare les différents systèmes européens.

«Avec des populations équivalentes, la France compte plus de 65.000 détenus contre plus de 95.000 pour le Royaume-Uni. Avec une population moindre, l’Espagne compte autant de détenus que la France». 

«En réalité, si l’on regarde non pas le nombre de détenus à un moment donné, mais le nombre de prisonniers entrés en prison en une année, on observe un taux de 130 entrées pour 100.000 habitants pour la France contre 252 aux Pays-Bas. Ne croyons pas que les Pays-Bas soient plus laxistes et qu’ils abandonnent les peines d’emprisonnement. C’est bien le contraire: à population égale, on incarcère plus aux Pays-Bas qu’en France. L’incarcération y représente près de 23 % de l’ensemble des sanctions, contre 15 % en moyenne en Europe. Pour expliquer ces chiffres en apparence contradictoires, il suffit de comprendre que les peines de prison sont plus courtes aux Pays-Bas (en moyenne 2,9 mois) qu’en France (entre 8 et 9 mois)»

Il explique dans cet article que « ce n’est pas le niveau de la peine ni la méthode – en la matière, la prison et le bracelet électronique ne sont pas à opposer – mais c’est la rapidité de l’exécution de la peine qui compte le plus pour obtenir un effet dissuasif maximal en matière de délinquance. «En 2012, il y avait 100.000 peines de prison ferme en attente d’exécution en France, un chiffre qui n’a malheureusement pas dû radicalement changer depuis» ».

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