Tribune

Affaire Benalla : La gravité des accusations du Sénat contraste avec l’aplomb du gouvernement

​Après la remise du rapport de la Commission d'enquête du Sénat, Me ​Guillaume Jeanson​, porte-parole de l'Institut pour la Justice​ analyse l'affaire Benalla​ et souligne l'inertie de l'administration et des services de la présidence​. ​​

Publication
22 février 2019
Durée de lecture
0 minutes
Média
Figarovox

Extrait de la tribune de Me Guillaume Jeanson : “Tout le monde le sait, les investigations du Sénat ont révélé de nombreux «dysfonctionnements» et «dérapages» de la hiérarchie. Elles ont révélé les «pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté», sa nomination «atypique» comme lieutenant-colonel de la réserve de la gendarmerie et bien d’autres singularités… Elles ont révélé, comme l’a dit le Sénateur Jean-Pierre Sueur, qu’Alexandre Benalla «s’était arrogé un rôle central dans le fonctionnement des services de sécurité de l’Élysée». Plus grave encore, elles ont révélé le manque de précautions de l’Élysée dans la prévention des conflits d’intérêts de ses collaborateurs. Avec en ligne de mire, ces fameux contrats russes auxquels s’ajoutent désormais, d’après les dernières révélations de Louis de Raguenel pour Valeurs Actuelles, des contrats chinois. Des contrats qui portent sur des sommes encore plus faramineuses. Un sujet particulièrement sensible. Pourquoi? Parce que comme l’écrit le Sénateur Philippe Bas, Président de la commission des lois, «de telles relations d’affaires ont pu faire de Messieurs Benalla et Crase les maillons faibles de la sécurité du chef de l’État en les plaçant sous la dépendance d’intérêts étrangers», alors que la France est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ; qu’elle est une puissance nucléaire ; qu’elle est investie sur des théâtres d’opérations extérieures complexes et qu’elle joue de ce fait un rôle mondial.”

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