Pourquoi Jérémy Cohen est-il mort ? – Une vérité qui dérange

Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 6 avril 2022.

 

Axelle Theillier de l'IPJ Chère Madame, cher Monsieur,

C’est une mort qui aurait pu passer inaperçue.

Une agression mortelle qui avait, dans un premier temps, été présentée comme un accident de la circulation.

Le 17 février 2022, le journal Le Parisien titrait : « Bobigny : un piéton décède après avoir été heurté par un tramway ».

La victime se nommait Jérémy Cohen. C’était un jeune homme de confession juive, âgé de 31 ans, et qui souffrait d’un léger handicap.

Le 16 février, vers 20h, Jérémy a traversé les voies en dehors des passages piétons et a été fauché par le tramway qui arrivait. Victime d’un arrêt cardiorespiratoire et d’un traumatisme crânien, il est décédé peu après minuit à l’hôpital où il avait été transporté en urgence.

Dans un premier temps, les policiers pensent à un simple accident.

Mais la famille de Jérémy Cohen refuse de se satisfaire de cette version. Elle mène sa propre enquête parallèlement à celle de la police. Elle distribue des flyers et lance des appels à témoins près de l’endroit où Jérémy a été tué.

Plusieurs personnes se font connaître, et l’une d’elles, un touriste venu de Dubaï, leur donne une vidéo qu’il a tourné ce soir-là.

La famille Cohen découvre alors l’horrible vérité.

Sur la vidéo, on voit distinctement Jérémy se faire agresser par un groupe d’une dizaine de personnes.

Violemment tabassé, Jérémy parvient finalement à prendre la fuite et c’est en tentant d’échapper à ses bourreaux qu’il est renversé par le tramway.

C’est alors que l’affaire s’emballe.

Soupçonnant que l’agression de son fils a peut-être une motivation antisémite et craignant que l’affaire ne soit étouffée, le père de Jérémy contacte le candidat à l’élection présidentielle Éric Zemmour.

Le 4 avril, celui-ci poste un message sur les réseaux sociaux demandant : « Pourquoi aucun média, ni aucun politicien, ni aucun membre du gouvernement ne parle de la mort de Jérémy Cohen, tabassé par des racailles ? »

Très rapidement, d’autres candidats à la présidentielle se joignent à lui. Le 5 avril Marine le Pen suggère qu’il faudrait peut-être une enquête parlementaire, afin de savoir si l’affaire n’a pas été délibérément étouffée.

Et Emmanuel Macron s’empresse de faire savoir que « à sa demande », son cabinet s’est entretenu au téléphone avec les parents de Jérémy Cohen.

De son côté, le parquet de Bobigny publie un communiqué de presse pour faire savoir que, dès avant la publication de la vidéo montrant l’agression sauvage du jeune homme, l’enquête ouverte initialement pour « homicide involontaire » avait été requalifiée en « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner. »

À l’heure actuelle, l’enquête se poursuit sous l’autorité d’un juge d’instruction. Les agresseurs de Jérémy n’ont toujours pas été retrouvés.

Et beaucoup de questions demeurent sans réponses.

L’agression de Jérémy avait-elle un mobile antisémite ?

Rien ne permet encore de l’affirmer, mais on comprend aisément que sa famille ait des soupçons. Il devient de plus en plus dangereux d’être juif dans certaines banlieues.

En Seine-Saint-Denis notamment, une partie des enfants juifs ne peuvent être accueillis à l’école publique car leur sécurité ne peut être assurée.

Les familles juives ont d’ailleurs déserté en masse ces « territoires perdus de la République ».

La source principale de ce nouvel antisémitisme est connue : l’immigration. Mais énoncer cette vérité a vite fait de vous faire cataloguer comme « raciste » ou comme « islamophobe ».

L’affaire a-t-elle été délibérément étouffée à cause de cela ?

Là aussi, aucune certitude pour le moment, mais on comprend que la famille Cohen ne fasse pas une confiance aveugle à la justice française.

Nous avons tous encore en mémoire le gâchis judiciaire monumental de l’affaire Sarah Halimi.

Alors, qui a tué Jérémy Cohen, et pourquoi ?

Espérons que l’enquête qui est en cours apportera rapidement des réponses à la famille de ce pauvre jeune homme.

Une chose au moins est sûre : il s’agit encore une fois de cette violence décomplexée qui sévit désormais partout en France et pour laquelle le mot « ensauvagement » est presque trop faible.

Maintenant que la véritable nature de la mort de Jérémy Cohen a été portée en pleine lumière, nous ne laisserons pas cette affaire horrible retourner dans l’ombre.

Vous pouvez compter sur nous pour rester vigilants et pour vous tenir informé.

Avec tout mon dévouement,

  Axelle Theillier de l'IPJ
  Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice





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