Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 2 septembre 2021.

Emmanuel Macron est parti en campagne à Marseille.





Chère Madame, cher Monsieur,

Emmanuel Macron est parti en campagne à Marseille.

Il visite des cités gangrenées par la drogue, il console les mères des garçons tués dans les règlements de comptes, il rencontre des éducateurs qui réclament des moyens, il fait des bains de foule avec des jeunes gens enthousiastes mais désoeuvrés.

Bref, Emmanuel Macron est à Marseille comme François Hollande, Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin, Christophe Castaner, Manuel Valls, Brice Hortefeux avant lui.

Je doute que les promesses du Président soient tenues ou efficaces, tout comme celles de ses prédécesseurs. La situation n’a-t-elle pas empiré chaque année ?

Aujourd’hui les dealers sont tellement organisés et installés qu’ils placent des herses à l’entrée de leur cité, mettent en place des contrôles d’identité pour ceux qui veulent y pénétrer et imposent la terreur à des quartiers entiers.

Car au final, les hommes politiques ont beau se déplacer, ce sont les Marseillais qui trinquent.

Mais pas seulement eux, les Français dans leur ensemble souffrent de la situation actuelle.

Car pendant ce temps là en France, loin des caméras :

Il tue une fillette de 5 ans : 13 mois de prison

En juillet 2020, une petite fille de 5 ans est fauchée sur un passage piéton à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis par un chauffard de 20 ans qui roule sans permis. La fillette meurt sous les yeux de sa sœur et de sa mère.

Le verdict est tombé lundi : Il écope de deux ans de prison ferme. MAIS après 13 mois de détention provisoire, il a été remis en liberté mardi. Le reste de sa peine sera aménagé.

Le parquet va faire appel de cette décision, mais en attendant, le chauffard meurtrier reste libre…

Une scène de Far-West au coeur de l’Auvergne

À Riom dans le Puy-de-Dôme un train a été attaqué !

Exactement à la manière des attaques de train dans les bandes dessinées de Lucky Luke. Les voleurs auraient trafiqué la signalisation pour faire stopper le convoi et ouvrir avec des disqueuses les conteneurs pour voler leur contenu.

Ils ont probablement été déçus par leur butin : des décorations de Noël et des petits meubles en kit…

Un détenu particulier sème le désordre à la prison de Toulouse-Seysses

À la prison pour femmes de Toulouse-Seysses, les surveillantes ne savent plus quoi faire.

Parmi les détenues, elles ont dû accueillir un homme en « transition » de genre (un transexuel).

Il a une apparence féminine, se prénomme civilement Jennifer… mais conserve ses attributs masculins. Sa transformation n’étant pas totalement terminée.

Problème : Les surveillantes n’ont pas le droit de pratiquer de fouilles sur un homme et inversement. Et même si une note interne autorise la fouille par une femme pour ce détenu particulier, les surveillantes ne s’y risquent pas.

Après tout, pourquoi respecter une note de service qui demande de faire quelque chose interdit par la loi ?

D’après le syndicat pénitentiaire des surveillants, il ne s’agit pas de juger un choix personnel « mais les gestes professionnels deviennent problématiques »…

Les fouilles de sécurité sont indispensables en prison. Cela permet de prévenir les trafics ou l’utilisation de téléphones, d’armes, de drogue…

Résultat des courses, ce détenu n’est pas fouillé !


L’Institut pour la Justice se bat pour remettre du bon sens dans le fonctionnement de la Justice ainsi que de l’équité. D’après vous, une victime est-elle respectée quand son bourreau n’exécute pas la peine pour laquelle il a été condamné ?

C’est du mensonge institutionnalisé, ni plus ni moins.

L’IPJ crie dans le désert mais ne perd pas espoir, car nous sommes les seuls à nous élever et des dizaines de milliers de gens, dont vous faites partie, comptent sur nous.


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Je compte sur vous et vous remercie sincèrement,

Axelle Theillier
Présidente de l’IPJ

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