Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 21 septembre 2021.

Terreur sur l’autoroute

La mâchoire fracassée pour un coup de klaxon

Chère Madame, cher Monsieur,

Imaginez : vous êtes tranquillement assis au volant de votre voiture. Soudain, alors que vous êtes arrêté à un feu rouge ou dans un embouteillage, un inconnu surgit et vous roue de coups. Puis il s’enfuit, vous laissant inconscient et baignant dans votre sang.

C’est ce qui est arrivé à une jeune Montpelliéraine de 26 ans, le 31 août dernier. C’est le journal Midi-Libre qui rapporte cette terrible agression.

Nous sommes en plein après-midi et la jeune femme est assise à la place passager dans une camionnette de déménagement conduite par l’un de ses amis.

Devant eux, une voiture grise, dans laquelle se trouvent deux hommes, roule au milieu des deux voies de circulation de la voie rapide.

Et pour cause : le conducteur est en train d’écrire un SMS sur son téléphone portable !

Un comportement extrêmement dangereux, qui est passible d’un retrait de permis de trois points, et même d’une suspension du permis, s’il se double d’une autre infraction, comme c’est le cas pour le conducteur de la voiture grise.

« Comme on était pressé et qu’on ne voulait pas avoir d’accident, mon ami a klaxonné pour lui indiquer qu’on voulait le doubler », raconte la jeune femme, tout en précisant que c’est son ami qui lui a raconté la scène car elle ne se souvient plus de ce qui s’est passé 48 heures avant l’agression tant les coups ont été violents !

Ce simple coup de klaxon va déclencher la fureur du chauffard. Il attend que le camion passe à sa hauteur pour lui jeter dessus divers projectiles. Puis il adopte un comportement encore plus dangereux, en les doublant par la gauche, puis par la droite, et en slalomant devant eux.

À un moment, le camion parvient à doubler enfin la voiture grise et à s’enfuir. Les deux jeunes gens se croient tirés d’affaire. Erreur fatale !

Un peu plus loin, ils se retrouvent coincés dans un bouchon. Et c’est alors que la voiture grise réapparaît derrière eux.

Le conducteur emprunte la voie de bus pour remonter à toute vitesse jusqu’à la camionnette. Puis le voyou sort de son véhicule, et se rue vers le côté passager, dont la vitre est baissée. Il assène alors plusieurs coups de poings au visage à la jeune femme, qui n’a rien vu venir.

La mâchoire de la malheureuse explose littéralement sous la violence des coups. Du sang gicle dans l’habitacle de la camionnette.

L’ami de la jeune femme a alors la présence d’esprit d’accélérer sur une cinquantaine de mètres pour se dégager. Puis il sort du camion, une barre de fer à la main, pour faire face aux agresseurs.

Ceux-ci préfèrent détaler immédiatement.

Conduite au service neurosciences tête et cou du centre hospitalier Saint-Éloi, la jeune femme est opérée pendant deux heures et demie, pour une double fracture de la mâchoire ; ce qui lui vaut 45 jours d’ITT, dix points de suture et la pose de quatre plaques métalliques.

Aujourd’hui, elle craint de garder des séquelles définitives de cette terrible agression. « Je n’ai actuellement plus de sensation au niveau du menton, de la lèvre, de la gencive et des dents de devant, au niveau antérieur », explique-t-elle, très anxieuse.

Pour le moment, ses agresseurs sont toujours dans la nature.

Si, comme moi, vous suivez régulièrement les faits divers, vous savez que ce genre d’agression gratuite ultra-violente n’a rien de rare.

Des gens roués de coups, et même parfois battus à mort, pour un coup de klaxon, pour une place de parking, pour un supposé « mauvais regard » ou pour un autre motif tout aussi futile, la presse régionale en est pleine.

C’est la réalité de l’ensauvagement de la France, dont même le ministre de l’Intérieur convient aujourd’hui.

Cet ensauvagement, nous pourrions tous en être victimes demain. Aucune partie du territoire, désormais, n’est à l’abri.

Bien sûr, les médias et les « spécialistes » officiels de la délinquance se grattent la tête et feignent de s’interroger : mais qu’est-ce qui pourrait bien expliquer ce déferlement de violence ?

Il y a pourtant une raison évidente qu’ils se gardent bien d’évoquer : le sentiment d’impunité.

Pourquoi croyez-vous que des voyous se permettent de fracasser la mâchoire de quelqu’un pour un simple coup de klaxon ? Parce qu’ils savent qu’ils ne risquent pratiquement rien. Du sursis, ou alors une peine légère et une sortie de prison très anticipée.

Si jamais les auteurs de cette agression sauvage sont attrapés, je prends le pari qu’on découvrira qu’ils sont déjà « bien connus des services de police ». Autrement dit, ils savent comment fonctionne notre justice. Et ils ne la craignent pas.

Il faut que cela change. Et c’est pour cela que l’Institut pour la Justice se bat jour après jour. Pour que la peur change de camp et que nous n’ayons plus à craindre pour notre vie ou notre intégrité physique lorsque nous sortons de chez nous.

Il n’y a pas de fatalité à la délinquance et à l’insécurité. Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Pour soutenir notre combat, vous pouvez abonner gratuitement à la lettre d’information de l’Institut pour la Justice, sur le lien suivant : https://www.institutpourlajustice.org/inscription-newsletter/.

Si nous n’agissons pas, qui le fera ?

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

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