Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 8 septembre 2021.

Shaina : Violée à 13 ans, brûlée vive à 15 ans.

Les barbares sont parmi nous.

Pierre-Marie Sève de l'IPJ Chers amis,

Ce mail va vous retourner l’estomac. Moi-même, je suis encore sous le choc.

Mais je DOIS vous parler de cette histoire car elle s’est déroulée CHEZ NOUS, en France. Et il serait irresponsable de fermer les yeux devant la réalité, même quand elle est immonde.

Vous souvenez-vous de vos cours d’histoire à l’école ?

(Oui, ce sont parfois des souvenirs lointains).

Vous appreniez que l’Empire romain s’est effondré pour plusieurs raisons :

  une mauvaise situation économique
  une dégénérescence morale
  et les invasions barbares.



En effet, Romains et barbares se sont côtoyés. Mais ils ne partageaient pas les mêmes coutumes, la même culture.

Les barbares existaient il y a 15 siècles. Et aujourd’hui, en France, je peux vous dire qu’ils sont revenus. Certains sont dans une petite cité de Picardie…

C’est ce que raconte effectivement un article du Monde.

Je vous résume l’histoire.

Trois jeunes de cité lui font subir un viol collectif

Shaina a grandi à Creil, en Picardie, dans une ville connue pour son immigration massive et ses cités difficiles.

Elle a 13 ans et est collégienne quand elle commence à fréquenter Djibril.

D’abord gentil et attentionné, Djibril se montre bientôt de plus en plus violent.

Il finit même par prendre des photos intimes de Shaina et la menace de les diffuser pour obtenir des faveurs sexuelles.

Shaina refuse jusqu’au jour où Djibril l’emmène dans un hôpital désaffecté avec deux amis à lui. Ils la déshabillent et lui demandent des actes sexuels.
Elle se débat, refuse, mais ils sont trois.

Les trois jeunes, abreuvés à la pornographie, finissent même par la violer avec des objets…

Shaina parvient finalement à s’enfuir. Lorsqu’une amie la récupère, elle est à moitié nue et en larmes.

Pire, elle est furieuse contre elle-même et se traite elle-même de « pute » en pleine rue.

Avec cette amie, elle se rend immédiatement au commissariat encore pleine de griffures et d’ecchymoses.

On fouille alors le téléphone de Djibril, et on y retrouve une vidéo montrant Shaina nue, se débattant contre ses trois agresseurs.

Alors que la jeune fille a subi un véritable viol collectif, il n’y a toujours aucune trace de la moindre condamnation.

« Ils lui ont mis un penalty dans la bouche »

En attendant, Shaina change de collège et tente d’avancer malgré ce qui est devenu une mauvaise réputation dans la cité.

Deux ans plus tard, Shaina révise son brevet avec une amie.

Pendant une pause pour le déjeuner, elles tombent nez à nez avec Djibril, l’instigateur du viol collectif. Il est immédiatement menaçant avec Shaina et veut en découdre.

Alors que le ton monte, Djibril part en direction de la cité. Moins de quinze minutes plus tard, il revient avec une dizaine de jeunes, tous cagoulés.

Les voyous se jettent sur Shaina qui tombe au sol, inconsciente. Selon son amie, 5 d’entre eux s’acharnent sur Shaina au sol et Djibril lui donne un coup de pied au visage alors qu’elle est inconsciente et à terre…

Ils s’enorgueillissent de « lui avoir mis un penalty dans la bouche ».

La police fait une fois de plus son travail et les voyous sont mis en examen pour violences en réunion.

Elle tombe à nouveau amoureuse

Shaina se remet doucement de ces épreuves, absolument terribles à supporter pour une jeune fille d’à peine 15 ans.

Sa mère, Parveen, l’emmène d’ailleurs voir un psychologue.

Au fur et à mesure, Shaina va mieux et elle tombe même amoureuse. Il s’appelle Omar et a 2 ans de plus qu’elle.

Ils ont très vite des relations sexuelles mais Omar n’assume pas de sortir avec Shaina. Elle a mauvaise réputation dans la cité depuis qu’elle a été violée.

Les copains d’Omar le charrient et Omar confie à une psychologue que Shaina n’est « pas fréquentable »…

En octobre 2019, Shaina se présente à la pharmacie. Elle soupçonne quelque chose et fait un test de grossesse. Après un deuxième test de confirmation, elle en est certaine : elle est enceinte et Omar est le père.

Les deux adolescents prennent difficilement la mesure des évènements.

En étudiant le téléphone d’Omar, les enquêteurs ont constaté qu’il voulait la convaincre d’avorter, quand Shaina hésitait.

Puis, le soir du 25 octobre 2019, selon sa maman, Shaina se serait maquillée et faite belle, avant de partir rejoindre Omar…

« Constatons la présence dans les débris calcinés d’un tronc ainsi qu’un crâne humain face contre sol »

Quelques jours plus tard, nous sommes au commissariat où 3 jeunes de la cité attendent.

Ils sont venus car, cette fois, l’affaire est trop grave. Ce n’est plus du trafic de drogues, non. La rumeur dit qu’une jeune fille a été poignardée et brûlée vive dans les jardins ouvriers de la cité…

Une équipe de police embarque les trois jeunes et se dirige vers la cité du Plateau.

Direction les jardins ouvriers donc. Ils vont jusqu’au fond du jardin, où il y a un petit abri. C’est là que les jeunes ont l’habitude de se retrouver pour des soirées ou des flirts.

Arrivés à hauteur de cet abri, les policiers notent des bouteilles d’alcool au sol et un couteau de cuisine.

Puis l’horreur.

Le rapport note « la présence dans les débris calcinés d’un tronc ainsi qu’un crâne humain face contre sol »…

Le résultat d’autopsie tombera quelques jours plus tard : ce corps, il s’agit de celui de Shaina, 15 ans, scolarisée en seconde au lycée Cassini.

Poignardée au ventre, elle a ensuite été brûlée vive.

Elle était enceinte de 10 jours.

Il se vante en prison

Au moment où j’écris ce courriel, le juge d’instruction vient tout juste de rendre son ordonnance de mise en accusation d’Omar O. devant la cour d’assises des mineurs.

Il sera jugé dans les prochains mois.

En attendant, il est incarcéré.

En prison, il est fier de ce qu’il a fait et s’en vante à ses codétenus.

Selon le Monde, à peine arrivé, un codétenu lui demande ce qu’il a fait : « il m’a répondu fièrement, avec le sourire, qu’il était là car il avait tué sa copine, qui était une pute qu’il avait mise enceinte et qu’il ne voulait pas que sa mère l’apprenne car il était musulman ».

Omar ne montre aucun choc carcéral selon les surveillants. Pas d’empathie, il ne parle de Shaina qu’en disant “elle” et il s’improvise rappeur sur les réseaux sociaux.

En effet, aussi étonnant que cela puisse paraitre, ce jeune suspecté d’assassinat, dispose d’un plein accès aux réseaux sociaux depuis la prison…

Cette histoire aussi tragique que sordide concerne plusieurs jeunes de 13 à 17 ans. Ils sont tous mineurs.

Ils ont tous fait preuve d’une barbarie innommable. Du viol collectif à l’acharnement à terre en passant par l’assassinat abominable.

L’année prochaine, vous aurez à faire des choix électoraux. Afin de faire ces choix en toute conscience, vous devez savoir ce qui se passe dans votre pays.

La réforme de la Justice des mineurs entrera en vigueur d’ici la fin de l’année, portée par Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice.

L’Institut pour la Justice a plusieurs fois mis en garde le public des lacunes de cette réforme, j’ai personnellement écrit plusieurs tribunes dans le Figaro et je suis aussi passé au 20h sur Arte pour en parler.

Mais nos mises en garde n’ont pas arrêté le processus parlementaire.

Cette réforme ne changera rien à la délinquance et la criminalité des mineurs qui sont plus nombreux à être mis en cause, plus jeunes et pour des actes plus graves.

Vous n’êtes pas encore convaincu que nous sommes face à des barbares ? Attendez la suite.

Les parents de Shaina voudraient ériger un mémorial sur sa tombe. Mais ils n’osent pas le demander à la mairie « de peur que des jeunes viennent encore la détruire »…

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Avec tout mon dévouement,

Pierre-Marie Sève
Directeur de l’Institut pour la Justice

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