Pendant la présidentielle le carnage continue – Mais qui s’en soucie ?

Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 14 avril 2022.

 

Pendant la présidentielle le carnage continue – Mais qui s’en soucie ?

Axelle Theillier de l'IPJ Chère Madame, cher Monsieur,

L’élection présidentielle est entrée dans sa dernière ligne droite.

Avec l’irruption de la guerre en Ukraine et la flambée des prix, notamment ceux des carburants, la question du pouvoir d’achat est devenue centrale et a occulté les autres thèmes de la campagne électorale.

Il n’a notamment guère été question de justice et de sécurité.

Et pourtant, chaque jour, la criminalité continue de prélever son lot de victimes et de vies brisées.

 

Samedi soir, une adolescente de 14 ans a été violée dans le sous-sol d’un immeuble de la rue Saint-Fargeau à Paris (XXe).

La victime rentrait chez elle vers 20h15 ce soir-là. En entrant dans le hall de son immeuble, elle a appelé l’ascenseur, comme d’habitude, sans se rendre compte qu’elle avait été suivie. Lorsque les portes de l’ascenseur se sont ouvertes, un homme s’est engouffré à l’intérieur avec elle.

Après l’avoir violemment frappée à plusieurs reprises, l’agresseur a dirigé l’ascenseur au niveau -1 afin de s’isoler avec sa victime au sous-sol, où se trouvent les caves. C’est là que la malheureuse jeune fille a été violée.

Son agresseur a ensuite pris la fuite et n’a pas été retrouvé.

 

Samedi 26 mars, à Cesson-Sévigné, une commune paisible et résidentielle située à proximité de Rennes, un autre viol a été commis.

Une jeune femme de 19 ans, apprentie, se rendait au travail à vélo, vers 3h30 du matin.

Son chemin croise celui d’un automobiliste, qui la remarque. Ce dernier la dépasse, va garer son véhicule un peu plus loin et en sort. Lorsque la jeune femme passe à sa hauteur, il se jette sur elle.

Après l’avoir frappée, il contraint la jeune femme à le suivre dans un passage souterrain, puis la viole.

L’agresseur est rapidement appréhendé après les faits. Il s’agit d’un Camerounais de 21 ans, déjà connu de la justice.

 

Le 7 avril, un homme de 42 ans, qui exerçait une emprise violente sur quatre femmes dont son épouse, et 28 enfants, a été mis en examen à Agen.

Cet homme de nationalité ivoirienne est poursuivi pour faits de viol sur son épouse, actes de torture et barbarie sur deux de ses enfants, ainsi que des faits de violence sur l’ensemble des 28 enfants et sur ses trois concubines. La presse parle « d’actes d’une violence inouïe ».

Les faits se sont déroulés à Nogaro, dans le Gers, entre 2020 et 2021. Selon une source proche de l’enquête, l’homme serait radicalisé et fiché S, donc théoriquement connu et surveillé. Pourtant, durant deux longues années, personne n’est intervenu.

 

Dans la nuit de lundi à mardi, une jeune femme âgée de 24 ans a été violée en pleine rue à Juan-les-Pins après avoir été violemment frappée.

Les policiers ont rapidement appréhendé l’auteur des faits : il s’agit d’un ressortissant roumain, âgé de 46 ans, sans domicile fixe, probablement en situation irrégulière sur le territoire français.

Je pourrais malheureusement continuer longtemps comme cela…

Notre pays est la proie d’une violence endémique, qui va croissante, et il est très préoccupant de constater que le candidat qui est donné grand favori de cette élection, Emmanuel Macron, n’a pratiquement rien dit des questions de justice et de sécurité dans son programme.

Son bilan en la matière est également très inquiétant pour la suite, car la politique suivie durant le quinquennat Macron est à peu près celle du chien crevé au fil de l’eau.

C’est la poursuite des mêmes options désastreuses prises depuis des années et qui ont produit l’ensauvagement actuel.

  Homicides et tentatives d’homicides, + 42,7% en cinq ans.
  Coups et blessures volontaires, + 31,3%.
  Violences sexuelles, + 90,5%…

Ce sont des faits objectifs, que chacun peut vérifier, et qu’il est de notre devoir de rappeler à la veille d’un choix crucial.

Notre parti est celui de la justice, notre cause est celle de la sécurité des Français. Et c’est à cette cause que nous serons toujours indéfectiblement fidèles. Pour vous et grâce à vous.

Avec tout mon dévouement

  Axelle Theillier de l'IPJ
  Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice





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