Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 19 octobre 2021.

Le jour où j’ai fait un malaise

Je m’en souviens comme si c’était hier…

Pierre-Marie Sève de l'IPJ Chère amie, cher ami,

Il y a une dizaine d’années, j’habitais Toulouse.

Je garde le souvenir d’une ville vraiment magnifique. On y traverse successivement des petites rues médiévales de briques roses et des grandes avenues bordées d’immeubles haussmanniens…

À Noël, le Capitole se pare de guirlandes et un marché de Noël se dresse sur la place.

C’est précisément lors de la période de Noël que m’est arrivée une petite histoire.

Il a fallu appeler les secours

Alors que je faisais mes études de droit à la faculté, je rentrais un soir de cours et passait place du Capitole.

Là, au milieu du marché de Noël, j’aperçois un ami. Je lui fais un signe amical sans vraiment m’arrêter et m’apprête tout simplement à rejoindre le métro.

Je ne me sentais pas vraiment dans mon assiette et ce soir-là, je préférais ne pas m’attarder.

Ce n’est pas très glorieux, mais j’avais déjeuné au restaurant universitaire, et la qualité du repas était à la hauteur du prix modeste (3€). Quelque chose ne passait pas ce soir-là.

Bref, je passe les détails mais voilà que mon camarade de Fac insiste et me traîne dans le marché de Noël, un peu contre mon gré.

Mais là, tout d’un coup, alors que se mêlent autour de moi des odeurs de churros et de chocolat fondu, je me sens de plus en plus mal.

Je décide alors de quitter précipitamment mon ami et de m’asseoir sur les bancs au bord de la mairie.

Mais en allant vers ces bancs, ma vue se brouille.

Mes souvenirs ne sont pas très clairs, mais je peux sentir, encore aujourd’hui, les pavés contre lesquels je suis tombé une fois, deux fois… trois fois selon quelques témoins.

Je m’échoue par terre, à un mètre du banc quand un homme et une femme viennent me secourir.

Il suffit d’une minute pour que je reprenne complètement mes esprits.

C’était un simple malaise passager. Ça ne m’était jamais arrivé auparavant, mais j’ai su tout de suite que ce n’était rien de grave.

Toujours est-il que les passants avaient appelé les pompiers.

En 5 minutes, ils étaient là.

Ils étaient deux pompiers assez jeunes, à peine plus âgés que moi.

Très compréhensifs et professionnels.

Ils ont vu que j’allais bien mais ils ont tout de même insisté pour m’emmener dans un centre de secours pour des examens de routine.

Le malaise avait beau être terminé, une tante médecin m’a dit que cela peut être révélateur de quelque chose de grave… Les pompiers n’ont donc pas pris de risques et ils ont eu raison.

J’ai souvenir d’avoir été transporté dans le camion de pompiers avec les sirènes à fond, j’étais un peu impressionné.

Puis j’ai compris qu’ils avaient mis les sirènes car il fallait aller vite.

Il fallait me déposer rapidement car c’était un vendredi soir… une soirée très occupée pour les pompiers. Et la nuit s’annonçait très longue pour eux.

Au final, pour moi, rien d’anormal : un simple malaise… Les mois qui ont suivi, j’ai simplement préféré déjeuner chez moi plutôt qu’au restaurant universitaire…

Cette histoire est complètement banale et vous en avez certainement des similaires.

Et vous, quand avez-vous croisé les pompiers ?

Tous, nous avons déjà eu un contact avec les pompiers. Si ce n’est pas votre cas, ce le sera probablement un jour.

Peut-être était-ce pour vous, pour votre enfant, votre père ou votre mère, ou même un passant dans la rue…

Peut-être aviez-vous aussi mangé un steak périmé au restaurant universitaire, ou peut-être que c’est votre fils qui a eu un accident de la route avec sa famille ou peut-être que votre mère âgée s’est blessée chez elle…

À chaque fois, ce sont les pompiers qui sont les premiers sur les lieux.

Tous les jours, ces pompiers mettent leur vie en danger, poussés par l’altruisme et le courage.

Mais j’ai des raisons de penser que nous sommes sur le point de connaître une pénurie de pompiers.

Et les conséquences pourraient être dramatiques…

Le nombre d’interventions en hausse continue…

Cette histoire à Toulouse m’est arrivée en 2011. Cette année-là, il y avait eu 4,2 millions d’interventions de pompiers sur toute la France.

Quelques années plus tard, en 2018, il y en avait eu près de 5 millions

Les interventions ont également changé de forme.

En 1998, 50% des interventions de pompiers concernaient les secours aux personnes. En 2018, c’était 84%.

Vous le voyez, la pression sur ce métier est immense, et elle s’accentue.

Aujourd’hui, les sapeurs-pompiers sont un des derniers corps de métiers qui font tenir la France debout.

Ce n’est pas parce qu’il sont bien payés ou qu’ils sont récompensés par l’État pour leur travail.

Non, non. C’est parce que ce sont des personnes extraordinaires, dévouées et qui font passer autrui avant eux-mêmes.

… et les agressions aussi

Dans le même temps, aussi incompréhensible que cela puisse paraître, les agressions contre les pompiers explosent.

En dix ans, elles ont augmenté de 213%.

Ils n’en peuvent plus ! Un sapeur-pompier que je connais bien me disait récemment : « il n’y a pas une seule journée sans insulte ou agression verbale, pas une SEULE ! ».

Les pompiers se font agresser par les racailles tous les jours et je vous le dis : de plus en plus de pompiers QUITTENT leur métier.

Il y a quelques mois, à Tours, les pompiers ont boycotté le discours des politiques :

« 82 professionnels pour assurer 11.000 interventions ! », a précisé le responsable syndical…

J’ai rencontré plusieurs pompiers qui veulent quitter le métier. Je me souviens de l’un d’entre eux, professionnel et passionné, mais qui n’en pouvait plus des agressions.

Il avait fait sa demande d’immigration pour le Canada qui avait été acceptée, il doit y être maintenant… Et le pire c’est qu’il comptait redevenir pompier là-bas, dans des conditions décentes.

Si la courbe des interventions continue d’augmenter…

Et que dans le même temps, la courbe des agressions suit la même trajectoire…

Ce sera inévitablement la COLLISION.

N’attendez pas qu’il soit trop tard

La prochaine fois que vous aurez un accident domestique un peu bête, vous appellerez les pompiers, et peut-être que le téléphone sonnera longtemps dans le vide.

Si quelqu’un y répond, peut-être vivrez-vous plusieurs minutes d’angoisse en attendant les pompiers.

L’angoisse qu’ils n’arrivent trop tard, qu’ils ne vous retrouvent mort dans votre cuisine.

Cette vision d’horreur sera bientôt une réalité, sauf si vous agissez maintenant.

Il y a une façon immédiate et simple de régler ce problème avant qu’il n’arrive… en amont.

Avec les 6 mesures que nous avons insérées dans l’appel au Président de la République, des lois pourraient être votées dans les PROCHAINS JOURS !!

C’est pour cela que chaque minute durant laquelle vous hésitez à regarder et signer l’appel d’Anthony, ce sont des vies réelles qui se jouent.

Pour regarder l’appel d’Anthony, cliquez sur l’image ci-dessous.

JE SIGNE

Pour avoir un vrai impact, il faut aussi que chacun d’entre vous partage cet email à ses proches, car l’effet boule de neige doit arriver dès maintenant, dès cette semaine.

Après, nous aurons perdu notre élan et la partie sera perdue.

Pour vous, pour vos enfants, pour ces hommes et ces femmes qui donnent leur vie pour les autres, pour l’avenir de notre pays, et pour que les étudiants un peu bétas puissent continuer à manger au restaurant universitaire en toute tranquillité, signez et partagez cet appel.

Avec tout mon dévouement,

Pierre-Marie Sève de l'IPJ
  Pierre-Marie Sève
Directeur de l’Institut pour la Justice




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