Antoine Alléno – Le fils d’un célèbre cuisinier a été victime du laxisme – Le tueur devait être en prison

Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 10 mai 2022.

 

Antoine Alléno – Le fils d’un célèbre cuisinier a été victime du laxisme – Le tueur devait être en prison

Axelle Theillier de l'IPJ Cher lecteur,

Que faisiez-vous dimanche dernier en fin de soirée ?

Antoine, 24 ans, rentrait du travail et ramenait une collègue, en scooter.

Mais à l’heure où chacun d’entre nous s’apprêtait à aller se coucher, Antoine, lui, a été percuté par un chauffard multirécidiviste et a perdu la vie…

La vie devant soi…

Antoine était l’un des deux fils de Yannick Alléno, le célèbre cuisinier, triplement étoilé au guide Michelin.

Yannick avait grandi dans les petits bistrots de ses parents, en banlieue parisienne.

Son fils Antoine, lui aussi, était un pur produit du terroir parisien : il a passé son bac professionnel à Clichy, avant d’obtenir un BTS en cuisine à la grande école de cuisine « Ferrandi ».

En effet, comme son père, Antoine avait choisi de poursuivre la longue tradition familiale et il avait lancé, en 2021, le bistrot « Burger Père et Fils ».

Le métier de restaurateur est difficile. Il faut travailler tous les weekends, tous les soirs, dans la chaleur, dans l’urgence. Chaque soir, on dîne après minuit.

Mais c’est un métier qui est aussi une passion et Antoine était un de ces grands passionnés.

Dimanche dernier, pour Antoine, c’était un peu la libération hebdomadaire : le lundi, la plupart des restaurants ne travaillent pas.

Ce soir-là, après le service, Antoine s’apprêtait à enfin se reposer. Il avait proposé à une de ses collègues de la ramener en scooter. Elle habitait sur son chemin.

La Justice n’avait pas daigné l’incarcérer

Quelques minutes plus tard, la mort allait frapper Antoine.

En scooter, arrivé sur la Place de la Résistance, au bord de la Seine, Antoine attendait à un feu rouge. À côté de lui, un VTC patientait lui aussi.

Tout à coup, un bruit de moteur et de pneus se fait entendre derrière eux.

En l’espace d’une fraction de secondes, ce bruit se rapproche, de plus en plus fort.

Antoine Alléno a à peine le temps de se retourner qu’une Audi noire lui fonce littéralement dessus. La voiture a tenté de se faufiler entre le scooter et le VTC.

Antoine est percuté de plein fouet. Projeté à plusieurs mètres, il décède sur place, avant même l’arrivée des pompiers.

Sa passagère, elle, a été transportée à l’hôpital Cochin et son pronostic vital n’est pas engagé, malgré d’importantes blessures.

Le chauffard est ensuite descendu du véhicule et a fui à pied avant d’être rattrapé par un commissaire de police hors service…

Selon le Figaro, ce chauffard de 25 ans avait volé le véhicule dans un restaurant non loin de là, et il était alcoolisé au moment des faits. D’après cette source, il appartient à la communauté des gens du voyage.

Mais surtout, ce chauffard était un multirécidiviste, connu pour de très nombreux faits de délinquance, vol de véhicule, escroquerie, etc…

Pire, il aurait dû, au moment des faits, être en prison ! Il avait été condamné à 3 mois de prison ferme… mais la Justice l’avait laissé libre !

En effet, les personnes condamnées à de la prison ne sont envoyées en prison que si le juge prononce un mandat de dépôt.

Et malheureusement, à cause du manque de prisons, les juges prononcent de moins en moins de mandats de dépôt.

Résultat : les voyous sont laissés libres et ils s’enfuient à la première occasion.

Il faut donc bien comprendre que c’est à cause du laxisme de la Justice qu’Antoine est mort.

Si l’État avait construit les places de prison qui manquent depuis 40 ans, si l’État formait des juges impartiaux et indépendants, s’il combattait l’idéologie laxiste et la culture de l’excuse, alors ce délinquant multirécidiviste aurait été puni il y a déjà des années.

Cette situation est scandaleuse, car elle coûte la vie à des centaines de français tous les ans.

Si la Justice française fonctionnait correctement, ce chauffard serait en prison et Antoine serait en vie.

C’est pourquoi il est urgent de mettre fin au laxisme d’État, qui est la cause directe de ce drame.

Pour y mettre fin, vous pouvez signer cette pétition en cliquant ici : www.stopaulaxisme.fr.

JE SIGNE

Si vous l’avez déjà signée, vous pouvez transférer cet email à vos amis et à votre famille. Ce n’est que tous ensemble que nous vaincrons enfin le laxisme judiciaire.

Les pétitions ont des effets concrets

Oui, je vous propose régulièrement de signer des pétitions. J’insiste là-dessus car c’est extrêmement important.

Tant que notre association ne démontre pas qu’elle est suivie par des dizaines de milliers de citoyens, les pouvoirs publics ne la prennent pas au sérieux.

Pour preuve : toutes nos demandes d’être reçues par le ministère de l’Intérieur sont restées lettre morte jusqu’à ce que je leur envoie une pétition signée par 50 000 signataires.

Nous avons alors pu rencontrer l’équipe du ministre et nous avons eu plus d’une heure pour formuler nos demandes.

Autre exemple, il y a quelques années, un maire du Nord avait giflé un enfant qui détruisait le matériel de la commune. L’Institut pour la Justice avait recueilli près de 500 000 signatures en soutien à ce maire.

Nous avions déposé 10 cahiers de signatures à son procès, et le maire, Maurice Boisard, avait été innocenté.

Les pétitions sont extrêmement utiles et elles permettent à tous de se faire entendre.

Aujourd’hui, avant toute chose, je pense à la famille d’Antoine. En tant que mère, je peux ressentir la douleur inhumaine que doit ressentir la mère d’Antoine.

L’Institut pour la Justice se joint donc à moi pour offrir toutes ses condoléances à cette famille.

J’irai, en votre nom à tous, déposer un bouquet de fleurs devant le restaurant où travaillait Antoine.

Avec tout mon dévouement,

  Axelle Theillier de l'IPJ
  Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice



PS : Antoine Alléno, le fils de Yannick Alléno, a été mortellement percuté par un chauffard en fuite, multirécidiviste, et qui aurait dû être en prison au moment des faits.

La Justice française est directement en cause dans ce drame.

Pour dire « Stop » au laxisme de la Justice, signez la pétition : www.stopaulaxisme.fr.

Antoine Alléno



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