La violence gagne la vie politique. Notre démocratie en danger

La violence gagne la vie politique.

Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 09 décembre 2021.

 

La violence gagne la vie politique. Notre démocratie en danger

Chère Madame, cher Monsieur,


« Viens on l’invite pour un dîner et on le torture. »
« Wallah on va te décapiter ! »
« On va te retrouver ! »
« Tu es un faux négro ! »
« Tu fais honte à ta communauté ! »


Des insultes et des menaces comme celles-là, Tanguy David en a reçu des milliers en quelques heures.



Son tort ? Avoir assisté au meeting d’Éric Zemmour, dimanche 5 décembre, à Villepinte, bien visible sur les images derrière le candidat à l’élection présidentielle. Et avoir la peau noire.

Juste après le meeting, Tanguy David, qui est étudiant en droit, a commencé à recevoir des messages d’insultes sur les réseaux sociaux.

Piqué au vif, il a alors répondu : « Le “noir derrière Zemmour”, c’était moi. Et je suis fier. Quelle ferveur, quelle ambiance, quel grandiose Éric Zemmour. Ceux qui sont gênés par ma présence peuvent partir, la France se passera d’eux. »

Et c’est alors que les menaces ont déferlé sur lui. Tanguy David les prend très au sérieux, et il a hélas raison. Car l’ensauvagement qui touche les Français dans leur vie quotidienne est en train de gagner la vie politique, tel un cancer qui peu à peu dévore tout l’organisme.

À ce même meeting, Éric Zemmour a été agressé alors qu’il se dirigeait vers la scène, avec neuf jours d’ITT à la clé. Il y a eu des échauffourées dans la salle et la sécurité a intercepté des militants d’extrême-gauche qui tentaient de pénétrer avec tout ce qu’il faut pour faire un carnage.

« On a retrouvé un carton de cocktails Molotov, des sacs remplis de boulons, une bouteille d’acide… On est dans le n’importe quoi le plus total », témoigne, effaré, un membre de l’équipe du candidat dans le journal Le Figaro.

Les élections, dans une démocratie, signifient normalement le renoncement à la violence : on règle ses différends dans les urnes plutôt que de les régler dans la rue et on accepte ensuite d’être gouverné par des gens pour qui on n’a pas voté. En attendant de pouvoir accéder au gouvernement à l’occasion d’une autre élection…

Parce que c’est le jeu de la démocratie, et que l’alternative c’est la guerre civile.

Mais aujourd’hui de plus en plus d’élus sont victimes d’agressions dans l’exercice de leurs fonctions, notamment les maires, et des groupes ultra-violents n’hésitent à essayer de faire taire par tous les moyens ceux dont les opinions les dérangent.

Aujourd’hui c’est le candidat Éric Zemmour qui est particulièrement visé, mais demain personne ne sera épargné.

Car la triste réalité, c’est que la violence paie.



Oui, les violents ont parfaitement intégré que, dans notre pays, menacer, casser, tabasser, permettait souvent d’intimider les pouvoirs publics et d’obtenir satisfaction.

Souvenez-vous comment a commencé le quinquennat d’Emmanuel Macron : par une capitulation devant les militants d’extrême-gauche venus de quatre coins de l’Europe qui occupaient illégalement le terrain de Notre-Dame-des-Landes.

Emmanuel Macron, devenu président de la République, a annoncé que l’aéroport ne serait pas construit, en dépit d’innombrables décisions de justice et d’un référendum local favorable à la construction.

La menace et la violence l’avaient emporté sur le droit et la démocratie.

Ensuite, lors du mouvement des Gilets Jaunes, ce n’est que lorsque les saccages des centres-villes ont commencé, le plus souvent du fait de militants « antifa » infiltrés dans les cortèges, que le gouvernement a commencé à lâcher du lest.

Au total plus de dix milliards d’euros.

Manifestez pacifiquement, on vous méprisera. Cassez, on vous considérera : encore une fois, la leçon était claire.

Et puis bien sûr, il y a les centaines de « quartiers sensibles » qui ont échappé à la loi commune et qui sont passés sous la coupe des criminels parce que les pouvoirs publics ont peur des émeutes qui pourraient s’y produire.

Nos dirigeants, depuis des décennies, semblent s’être résignés à la montée de la criminalité et à l’impuissance de la justice. Il semblent croire qu’il est possible de cantonner la violence et la délinquance à quelques « territoires perdus de la République » tout en continuant à vivre paisiblement dans les beaux-quartiers.

Aujourd’hui ils montrent une étrange indulgence face à la violence politique lorsqu’elle vient de l’extrême-gauche. Ils semblent penser que cette violence sera dirigée seulement contre « l’extrême-droite », ce qui les arrange.

Mais ces calculs cyniques sont des erreurs.



L’histoire nous l’a suffisamment appris : ceux qui cassent et intimident finissent toujours par gagner quand la puissance publique n’est pas capable de réprimer énergiquement leurs agissements.

Ils finissent même parfois par prendre le pouvoir. Comme les nazis, comme les bolchéviques.

Il ne peut pas y avoir de sécurité sans une justice efficace, qui punit fermement et rapidement les délinquants. Mais il ne peut pas non plus y avoir de démocratie.

C’est tout le sens de la mission de l’IPJ : retrouver une justice qui permettent à nouveau à chacun de vivre paisiblement. Et comme le montre l’actualité, notre combat est hélas plus que jamais nécessaire.

Vous pouvez nous aider à poursuivre ce combat en nous faisant un don. Nous n’existons que pour vous, et grâce à vous. Nous sommes une petite structure qui n’existe que par vos dons. Toute aide, même minime, nous est précieuse.

Avec tout mon dévouement et mes remerciements,

  Axelle Theillier de l'IPJ
  Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice



+ Recevez notre étude "Immigration et délinquance" en PDF