Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 26 août 2021.

Chère Madame, cher Monsieur,

Depuis mi-août, nos yeux sont rivés sur l’actualité dramatique en Afghanistan. Le retour des Talibans au pouvoir n’augure rien de bon pour ce pays et son peuple.

La France n’a donc pas attendu pour transférer environ 2 000 Afghans par avions militaires vers notre sol.

Mais, stupéfaction (enfin, pas pour tout le monde) !

Cinq de ces « réfugiés » ont déjà été mis sous surveillance, l’un d’eux a même été placé en garde à vue après avoir été arrêté en plein Paris alors qu’il n’avait pas le droit de quitter le département de la Seine-Saint-Denis.

Après tout, pourquoi respecter les règles fixées par le pays qui vous accueille ?

D’après l’homme en question, il voulait acheter des médicaments pour des maux de tête, mais, selon un témoin qui l’accompagnait, il voulait acheter des cartes sim de téléphone.

Jugé hier, il a écopé d’une peine de 10 mois de prison avec sursis.

Malgré ce dysfonctionnement manifeste, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement nous dit que nous pouvons dormir sur nos deux oreilles car un triple filet de sécurité a été mis en place : à Kaboul, à Abu Dhabi et à l’arrivée en France.

Tout va très bien Madame la Marquise !

Mais ce qu’il oublie de dire c’est que l’afflux de milliers de migrants, en particulier afghans, mènera inévitablement à une hausse de la délinquance.

L’IPJ est bien placé pour le savoir, nous avons mené un travail colossal, qui a d’ailleurs été publié en juin dernier en exclusivité dans le Figaro Magazine, sur le lien qui existe entre délinquance et immigration.

Ce lien est avéré quand on accepte de regarder la réalité en face.

Les étrangers sont surreprésentés dans toutes les catégories pénales. Ils constituent 7,4 % de la population en 2019 et :

– 17% des mis en cause pour homicide

– 18% des mis en cause pour vol avec arme

– 29% des mis en cause pour cambriolages

etc…

Malgré cela, certains élus, comme Yannick Jadot, d’EELV, n’hésitent pas à dire qu’il faut accueillir « sans limite » les Afghans.

Mais la palme revient à sa collègue Sandrine Rousseau qui a déclaré sur BFM TV :

« Si vraiment il y a des personnes qui sont dangereuses, de potentiels terroristes, ce n’est pas parce qu’ils restent en Afghanistan qu’ils sont moins dangereux en vrai. Quelque part les avoir en France, cela nous permet aussi de les surveiller. »

Cette prise de position est complètement surréaliste et même criminelle car cette femme ne peut ignorer l’état lamentable dans lequel se trouve notre Justice, qui serait incapable de faire face à une augmentation de la criminalité.

Tant que nous n’aurons pas plus de places de prisons, que les peines prononcées ne seront pas exécutées, que l’on pourra accumuler les sursis et que les obligations de quitter le territoire français ne seront pas appliquées, NOUS NE POURRONS PAS FAIRE FACE À UN AFFLUX DE MIGRANTS.

Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Nos dirigeants ont le devoir de nous protéger avant toute autre chose.

Avec tout mon dévouement,

Axelle Theillier
Présidente de l’IPJ



PS : Mon message peut sembler dur à l’égard de la population afghane qui vit une situation tout à fait dramatique. Sachez qu’en 2020, l’Afghanistan était le premier pays demandeur d’asile en France avec 8 000 demandes.

92% des demandeurs d’asile étaient des hommes. Toute ma compassion accompagne les familles, particulièrement les femmes et les enfants qui vont devoir trouver la force pour affronter les Talibans.

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Source : https://www.lefigaro.fr/politique/afghanistan-le-fait-d-avoir-des-terroristes-en-france-permet-de-les-surveiller-selon-l-ecologiste-sandrine-rousseau-20210825