Cette lettre a été envoyée aux adhérents de l’Institut pour la Justice le 14 septembre 2021.

Citez cet exemple à ceux qui vous disent que tout va bien.

Vous verrez leur réaction.

Chère Madame, cher Monsieur,

Si vous deviez retenir un seul exemple de l’inefficacité de la Justice française, voilà celui qu’il faudrait retenir.

Il est l’illustration même du laxisme que l’Institut pour la Justice dénonce depuis des années.

Car, dans l’exemple que vous allez lire, il ne s’agit pas d’une erreur mais bien du fonctionnement ordinaire de la Justice. D’ailleurs la plupart des magistrats vous diront qu’il n’y a pas eu de problème, que les règles ont été appliquées.

Et c’est bien là que le bât blesse : tout est légal dans le mauvais fonctionnement de la Justice.

Le 13 décembre 2016, les forces américaines annoncent la mort quelques jours plus tôt de plusieurs cadres de l’État islamique à Raqqa en Syrie, dont Sammy Djedou et Salah-Eddine Gourmat qui seraient liés à la préparation des attentats du 13 novembre 2015.



Salah-Eddine Gourmat est un Français né en 1989 qui vit à Malakoff, tout près de Paris.

Il comparaît libre, début 2014, à un procès où il est jugé pour avoir tenté de se rendre en Syrie.

Puis, en mars 2014, il ne se présente pas à l’audience qui le condamne à quatre ans de prison dont un an ferme.

Il ne se présente pas à cette audience car, entre-temps, Salah-Eddine Gourmat est parti en Syrie. Et oui, il avait été laissé en liberté par la Justice en attendant le jugement, une nouvelle tentative de départ était trop tentante.

Les juges auraient peut-être pu y penser…

Quant à sa peine, elle était de toute façon dérisoire.

Bref, la clémence de la Justice et son aveuglement auront permis à ce sinistre personnage de partir en Syrie pour côtoyer les cerveaux des attaques du 13 novembre et être lié à leur préparation.

Il est considéré comme un des 4 commanditaires des attentats du 13 novembre.

C’est un exemple court mais parlant. Il montre à quel point la Justice est trop souvent passive pour faire face à une menace réelle.

Je ne dis pas que les attaques du 13 novembre auraient pu être évitées si Salah-Eddine Gourmat avait été mis en prison, je relève juste qu’il est l’arbre qui cache la forêt. Les décisions de justice incompréhensibles et iniques sont légion.

Oui, mais elles sont tout à fait légales…

C’est très grave.

Et c’est exactement ce contre quoi l’Institut pour la Justice s’élève. Qui peut accepter que la Justice de son pays soit faible avec les forts et forte avec les faibles ?

Ni vous, ni moi.

C’est pourquoi, je vous demande de nous soutenir dans notre action en cliquant ici. Il m’est impossible, seule, de changer le système judiciaire. Mais si vous m’aidez, nous le pouvons.

C’est pourquoi l’IPJ doit continuer à se battre pour remettre du bon sens dans la politique pénale, pour faire entendre ses arguments et pour résister. Nous sommes le seul mouvement de citoyens qui travaille pour restaurer la Justice.

Aussi, je vous demande d’aider l’IPJ en nous faisant un don. Soutenez notre travail !
Faites partie des Français qui s’engagent pour la Justice en cliquant ici.

Notre poids et notre efficacité ne dépendent que de vous.

Avec tous mes remerciements,

Axelle Theillier
Présidente de l’Institut pour la Justice

PS: pour vous abonner gratuitement à la lettre d’information de l’Institut pour la Justice, cliquez sur le lien suivant : https://www.institutpourlajustice.org/inscription-newsletter/.

+ Recevez gratuitement notre étude "Immigration et délinquance" en PDF